Définition de la bio impédancemétrie segmentaire et corps entier

La bio-impédancemétrie consiste à faire passer un ou des courants à certaines fréquences et à mesurer des impédances.
Ces impédances à elles seules ne permettent pas de déterminer ni le poids, ni le volume du ou des compartiments traversés par le courant.

Pour obtenir un résultat précis de la composition d’un compartiment, il est essentiel d’avoir comme éléments :

  • La ou les impédances
  • Le poids
  • La taille et/ou le volume du compartiment.

Il n’existe donc pas de mesure directe par bio-impédancemétrie car l’analyse de composition corporelle par bio-impédancemétrie permet de faire des mesures de manière indirecte.

La bio impédancemétrie segmentaire considère le corps humain en 5 compartiments contrairement à la bio impédancemétrie corps entier qui considère le corps humain en 1 seul compartiment.composé d’un poids, d’une hauteur et d’une densité et donc un volume.

 

→ Dans le cas d’une analyse Corps Entier, la taille, le poids et les impédances permettent d’évaluer l’eau, la Fat Free Mass et la masse grasse, ce qui permet entre autre d’obtenir un volume corporel par analyse densitométrique.

→ En général, on utilise la technique quadripôlaire avec deux électrodes au niveau de la main et 2 au niveau du pied, ce qui correspond à mesurer en fait la moitié du corps et à délivrer au travers d’un algorithme la valeur du corps entier.

Si l’on veut connaitre la différence entre le côté droit et le côté gauche, il est toujours possible d’effectuer une deuxième mesure sur l’autre côté et de comparer la différence entre les 2. En principe, sauf cas très particulier (Tennis man, lymphodème ..) la différence est minime et ne présente que peu d’intérêt.


Le logiciel Biody Manager permettra très prochainement, dans ces cas particuliers de donner automatiquement un résultat côté gauche et côté droit avec comparatif de valeur.

Méthodes de mesures pour la bio-impédancemétrie segmentaire

Afin de réaliser le cas d’une analyse segmentaire pour effectuer une interprétation correcte et donc précise de la composition corporelle des segments, il existe 3 possibilités techniques :
– La prise de mesure centimétrique
– La volumétrie 3D
– La Modélisation par gabarits fixes.

→ Prises de mesure centimétriques: opération longue, fastidieuse nécessitant des points de marquage. Technique quasiment pas utilisée, sauf dans certains cas en milieu clinique.

→ Volumétrie 3D : afin de scanner le volume des segments à notre connaissance à ce jour aucun système de bioimpédancemétrie intègre un système 3D permettant un recueil volumétrique

→ Modélisation en 5 compartiments (cylindres) : Forcément imprécis, car comment faire le choix du bon gabarit d’une part et d’autre part aucune possibilité d’évaluer la longueur réelle des segments qui reste une donnée essentielle surtout dans le rapport jambe/tronc/bras.

Les Fabricants de Balances impédancemètre de type segmentaires utilisent le principe de la modélisation avec des gabarits prédéfinis sur la base de données adaptées à des populations définies ou à des morphotypes, ce qui leur permet d’obtenir un volume et/ou un poids du segment.


Le problème avec les modèles statistiques segmentaires réside dans le fait que chaque personne est différente, ce principe de calcul par cylindre fixe ne présente donc que peu ou pas d’intérêt, car seules les personnes qui correspondent exactement aux critères des cylindres choisis par le Fabricant auront un résultat fiable.

Les seules techniques de référence pour l’analyse segmentaire sont :
→ l’IRM ou la DEXA (Ostéodensitométrie)

 

 

Quel impact sur la mesure dans le cas d’une mesure statistique en 5 cylindres/compartiments?

L’impact peut être de plusieurs kilos, car la mesure elle même peut être fausse si la personne n’entre pas dans la base de gabarits choisie par le fabricant.

Plusieurs études montrent les risques d’erreurs avec la balance à impédancemétrie segmentaire: